Les vivants

- " L'avenir est aux fantômes."  Jacques Derrida, 1983

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Une expérience, 2018, performance, 15 juin 2018, Fantömatic, le grand atelier, Saint-Gaudens

 

Je guette les apparitions, celles qui font signe et qui aident à vivre. Les Pyrénées à l’horizon, c’est toute l’histoire de la région qui me traverse, me nourrit.

Celle, archaïque, qui me relie aux mythes et aux légendes qu’on me racontait enfant, aux abords du Sahara, là où je suis né,  et aussi celle plus récente qui raconte ceux qui fuient et qui luttent, et qui toujours cheminent.

J’ai eu plusieurs vies et plusieurs morts. Je n’ai fait que regarder, rencontrer, aimer, construire, cheminer.

Rien n’est immuable, seule la lumière demeure. Il me fallait saisir cela.

Mais comment saisir l’essence de notre vitalité ? L’état de conscience d’être vivant.

C’est par le contrepoint et le clair-obscur que je mets en place cette investigation en questionnant la figure du fantôme, du revenant, à la frontière entre le vivant et le mort, entre l’imaginaire et le réel. C’est un prétexte.

(...)

Yo-Yo Gonthier, décembre 2018 Extrait d'une correspondance avec Valérie Mazouin, directrice de La chapelle Saint-Jacques, centre d'art contemporain, Saint-Gaudens, France.

 

LES VIVANTS # 1.1 : A LA RECHERCHE DE L'ECLAT FANTASTIQUE, 2018

Premier volet du projet Les vivants, L'éclat fantastique nous montre les traces graphiques d'un chemin parcouru à guetter les éclats fantastiques d'une vie faite de tempêtes et d'éclaircies.

Exposition personnelle, installation, projections. Photographies, carnets, dessins, livres-objets, albums. Chapelle Saint-Jacques Centre d'art contemporain, Saint-Gaudens, 9 mars - 28 avril 2018. Avec le soutien de la Drac Ocitanie

 

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Pieds de bois, Livre d'artiste, leporello, 15 cm x 150 cm Héliogravure au grain, 1/30, CNEAI, Centre National de l’Estampe et de l’Art Imprimé, Artothèque du département de La Réunion, 2005

Voir le leporello : ICI

Petite zone peu sûre, OUTRE-MER 4, 2012, installation, carte scolaire, dessin et aquarelle sur carnet leporello, 14 x 250 cm

Voir le projet : ICI

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L'invisible, vidéo,  perforamnce, projet L'envol, création sonore de Corsin Vogel, 5'52", 2009

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Yo-Yo Gonthier, L'éclat fantastique, exposition personnelle, Médiathèque du Saint-Gaudinois 9 mars - 28 avril 2018.
 
 
- Les terrains d’expérimentation de Yo-Yo Gonthier sont tout à la fois des Zones de lumière, des affleurements de sons, des échos. Baignés d’étrangeté, les mystères distillés sous nos yeux restent suspendus. Proches des territoires de l’enfance, ils appellent les souvenirs, ceux des cabanes, ceux des fusées qui foncent vite dans le ciel.
De photographies en dessins, au gré des carnets, le mouvement de caméra s’installe. L’impact cinématographique frappe. L’œuvre chaloupe sur des instantanés piochés tout droit dans nos souvenirs.
Alors, on aime à se perdre au fil des projets, des mots et des images dont on pressent les bruissements et des tonalités singulières. Ici, les apparitions de dinosaures tout près des machines volantes où s’adossent de petits personnages crayonnés en quête d’absolu, là les photographies de bâtiments seuls telles des apparitions éclairées. Tout ce monde défile sous nos yeux, et, à la faveur de nos imaginaires, on se refait une toile : Le voyage dans la lune de Georges Meliès (1902), Interstellar de Christopher Nolan (2014), Aguirre ou la colère de dieu de Werner Herzog (1972), The Lost City of Z de James Gray (2017), Tarzan de W. S. Van Dyke (1932), Little Nemo de Winsor McCay (1905). S’invite de page en page, le rêve comme un éclat fantastique. Il se joue dans ce travail, un art du décalage qui initie au voyage dans le temps. Le spectateur se surprend à vivre un état de rêve éveillé. Cette systématique investigation de petites zones peu sûres nous fait effleurer la réalité d’un cosmos, l’espace d’un court instant. Un fragment de merveilleux.
 
Valérie Mazouin, directrice de La Chapelle Saint-Jaques, Centre d'Art contemporain, Saint-Gaudens, 2018.
 
 

LES VIVANTS # 1.2 : FANTOMATIC, LE GRAND ATELIER, 2018

Yo-Yo Gonthier, Fantömatic, le grand atelier, occupation d'une ancienne boutique désaffectée en centre ville.

Résidence de création 2018-2019, Chapelle Saint-Jacques Centre d'art contemporain, Saint-Gaudens, France.

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Yo-Yo Gonthier, Une expérience, performance, installations, instruments, argile, photographies, Fantömatic, le grand atelier, Saint-Gaudens

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Fantömatic, le grand atelier, Lycée Bagatelle, option Arts plastiques, Saint-Gaudens

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Collaboration avec André Bour, Ghost petroleum,  installation, Fantömatic, le grand atelier, Saint-Gaudens

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 Yo-Yo Gonthier, La torche, photographie, André Bour, Ghost petroleum,  installation, Fantömatic, le grand atelier, Saint-Gaudens

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 Yo-Yo Gonthier, La luz de tu cuerpo, la luz de tu cara, Installation vidéo, Fantömatic, le grand atelier, Saint-Gaudens

 

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Yo-Yo Gonthier, Les sauvages, techniques mixtes, 1998 -, Fantömatic, le grand atelier, Saint-Gaudens

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Une expérience, performance, d'Egon et Yo-Yo Gonthier,  15 juin 2018, Fantömatic, le grand atelier, Saint-Gaudens
 
 

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Yo-Yo Gonthier, les vivants # 1.3 : exposition personnelle, Chapelle Saint-Jaques, Centre d'art contemporain, 2018

 

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L'embarcation, 2019, installation, préparation, bois flottés, bois coupés, os, boues, plastiques, argile, fleurs

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L'embarcation, 2019, installation, 2,40 x 10 m, bois flottés, bois coupés, os, boues, plastiques, argile, fleurs

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 L'embarcation, 2019, installation, 2,40 x 10m, bois flottés, bois coupés, os, boues, plastiques, argile, fleurs

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L'embarcation, 2019, installation, 2,40 x 10m, bois flottés, bois coupés, os, boues, plastiques, argile, fleurs

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 installation vidéo, Adrien, Film super 8, numérisé, stéréo, 2'44''', 2019 (voir ci-dessous)

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Les vivants, série photographique, 2019

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Les vivants, série photographique, 2019 

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Yo-Yo Gonthier, Ghost Park - Les vivants #1, Photographies, films, installation, exposition personnelle, Chapelle Saint-Jacques Centre d'art contemporain, Saint-Gaudens, France

 

 

Les vivants # 1.4 : Ghost park, 2019

Ghost Park, film super 8 de Yo-Yo Gonthier, numérisé, muet, 2019

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La figure du fantôme est un prétexte, un véhicule. Ce dont il est question ici ce sont les réminiscences d’histoires et de croyances archaïques qui subsistent dans nos sociétés modernes. Il y a les mémoires intimes et vécues, parcellaires et incomplètes, les valeurs et les espoirs, les visions et les effacements.

Que subsiste-t-il de ce qui nous a été transmis et que transmettons-nous ? Que choisissons-nous de transmettre ?

Parfois resurgissent, dans les silences et les interstices fragiles du temps, des histoires qu’on se raconte, archaïques, des croyances, des mythes et des légendes qui persistent et forgent nos imaginaires.

Il y a aussi ce que le corps nous raconte, ce qu’il est, ce qu’il contient, un précipité de ce qui nous a été transmis. Nous héritons d’un patrimoine dont la préciosité nous échappe. Pourtant, le corps parle, sensible et insondable.

Nous sommes habités par des histoires. Nous sommes ce qui nous habite.

Mais que deviennent les histoires qui n’ont pas été transmises quand nous disparaissons ?

Yo-Yo Gonthier, Saint-Gaudens,  2018

 

 

Ce film a été réalisé dans le cadre de la résidence de Territoire / Dispositif Politique de la ville - Saint Gaudens 9 mars - 30 juin 2018
Avec le soutien de la Chapelle Saint-Jaques centre d'art contemporain à Saint-Gaudens, France, DRAC Occitanie

Avec : Adrien LAGRANGE, Marc DURY, Roxy ROBY, Baptiste SALLES, Andrea HERTZ, Mateo ANERE, Leo ALONSO, Théo LURDES, Sylvain BURGALA, Quentin HOAREAU, Vincent LOUBATIE, Hugo LSHA, Constant ROUX

Et les enfants de L'ITEP de Saint Ignan : Mathéo PEREA, Erick Junior BARTHE, Gaëtan PERROTON, Kelvin MICHENAUD, Sébastien SERRE
Merci à toute l''équipe de la Chapelle Saint Jacques et à celle de L'ITEP de Saint-Ignan

Voir le film GHOST PARK (9')
(Pour voir le film vous devez être munis d'un mot de passe)

 

Les vivants # 1.5 : Adrien, 2019

Adrien, Film super 8, numérisé, stéréo, 2'44''', 2019, Toulouse, Occitanie.

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Solo du skateur Adrien Lagrange, le souffle, la justesse, la recherche d'une harmonie, la discipline et l'essence du skateboard. 

Ce film s’inscrit dans le projet Les vivants à la suite du film Ghost Park, Il a été réalisé dans le cadre de la résidence de Territoire / Dispositif Politique de la ville - Saint Gaudens 2018
Avec le soutien de la Chapelle Saint-Jaques centre d'art contemporain à Saint-Gaudens, France

Voir le film ici (mot de passe requis)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Télécharger le dossier de presse de l'exposition Les vivants #1 - Ghost Park,  ici : OUTRE-MER

 

Une correspondance avec Valérie Mazouin, directrice Chapelle Saint-Jacques Centre d'art contemporain :

Cher Yo-Yo

je crois qu'il sagit de va-et-vient.

Le territoire du Comminges s'isntalle tel un panorama. En voiture, de l'autoroute A64, à hauteur de Martres-Tolosane, s'imposent les Pyrénées. Vues imprenable, le grand beau temps te laisse admirer le Pic du Midi. Apparition merveilleuse ou réalité gigantesque ?

De Carbonne à Saint-Gaudens, le projet s'élabore aussi cet endroit. Les histoires que tu racontes au cours de ces allées et venues constituent le cheminement.

Durant tes recherches liées à cette résidence de territoire, tu vas rencontrer, tenter de trouver ce qui ne se voit pas, interroger des espaces réinventés. Le skatepark sera ton terrain d'élection.

Le mouvement rapide des glisseurs, leur inconséquence mesurée t'absorbent, te questionnent. Leur gestes sont une danse d'incanteation au réel fantasmé.

Les filmer, les photographier dans ces esquisses dangereuses participe de cette construction du réel.

Au sol, le mouvement du skateur est une inscription graphique dans le paysage.

Le panorama, affublé de ces apparitions, engendre une dynamyque dans le décor, devient le théatre de ces actions qui vont et viennent, rappellant ton voyage sur le grand ruban.

C'est une errance nouvelle, le décor est planté

Tes créations, ce sont ces ficrtions qui se construisent par ces multiples figures imposées.

Nous allons leur donner vie, y participer.

Valérie Mazouin, 2 novembre 2018

 

Chère Valérie,

Tu as raison, je guette les apparitions, celles qui font signe et qui aident à vivre. Les Pyrénées à l’horizon, c’est toute l’histoire de la région qui me traverse, me nourrit.

Celle, archaïque, qui me relie aux mythes et aux légendes qu’on me racontait enfant, aux abords du Sahara, là où je suis né,  et aussi celle plus récente qui raconte ceux qui fuient et qui luttent, et qui toujours cheminent.

J’ai eu plusieurs vies et plusieurs morts. Je n’ai fait que regarder, rencontrer, aimer, construire, cheminer.

Rien n’est immuable, seule la lumière demeure. Il me fallait saisir cela.

Mais comment saisir l’essence de notre vitalité ? L’état de conscience d’être vivant.

C’est par le contrepoint et le clair-obscur que je mets en place cette investigation en questionnant la figure du fantôme, du revenant, à la frontière entre le vivant et le mort, entre l’imaginaire et le réel. C’est un prétexte.

La pratique du skateboard m’a enseigné l’humilité face à l’hypothèse de la chute. C’est cette fin possible, comme une mort, qui donne l’intensité du geste et procure ce relâchement extatique lorsque le geste est accompli. Un skateur n’abandonne jamais. Depuis toujours, le mot d’ordre partagé par tous est : Sk8 or die (skate ou meurs).

Le skate Park de Saint-Gaudens, comme tous les autres est une antithèse de ce qu’est la philosophie libertaire prônée par les pionniers de la discipline. Ces espaces clos sont nés pour préserver les centres villes des nuisances causées par ces enfants trop agités pour être maintenus assis, contraints dans un système toujours plus formaté et normé.  Les skateurs sont des explorateurs disciplinés et concentrés. Le but est de cheminer en surpassant tous les obstacles, avec fougue et style. Il n’y a pas plus grand plaisir que celui de traverser une ville, sans heurt ni troubles, en étant nombreux, fluides, fiévreux et invincibles.

Alors oui le décor est planté, et les figures imposées, mais l’énergie collective poussent à l’émancipation et on ne sait pas jusqu’où vont aller les acteurs ni combien de temps ils vont tenté d’être vivants. Et c’est  bien, in fine, de cela dont il s’agit, l’accomplissement d’un geste aussi infime soit il, comme dans le théâtre de Peter Brook, la manifestation dans le vide de l’être humain.

Yo-Yo Gonthier, décembre 2018, correspondance avec Valerie Mazoin, directrice de  La chapelle Saint-Jacques, centre d'art contemporain. 

 


LES VIVANTS # 2, 2019

Deuxième volet du projet Les vivaants réalisé dans le village de Laffite Vigordane, occitanie

 

NOTES  :

CAI BIST AQUERO

J’ai vu celle là

Bernadette soubiroux 1853

 

TUTO DE LAS HADOS

TUTO DE LA DAMO

La grotte

 

Les morts ils ne meurent pas

Les humains ils ne meurent pas

Laisser à manger sur la table

Laisser les tisons

DUS TISOUS ALOUGAT

 

La culture pré chretienne

Le mythe de la rencontre avec la bête

CASONOUS NIGONOS 

 

Toujours un passage étroit

Une passerelle ou un guet

PASSOS OU PASSI

TU PASSES OU JE PASSE

ET LA BÊTE NE BOUGE PAS

 

les vivants #2.1 : Quand je ferme les yeux je te vois

Film super 8, numérisé, stéréo, 13'01'', 2019, Pyrénées, Occitanie.

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Film Super 8 de Yo-Yo Gonthier, N&B, numérisé, sonore, 2019, 13'01

Ce film s’inscrit dans le projet Les vivants  à la suite des films Ghost Park et Adrien. Il a été réalisé dans le cadre d'une résidence de création de quatre mois à Lafitte Vigordane en Occitanie, avec le soutien de L'EVS La parenthèse, L'association Les chemins, La mairie de Lafityte Vigordane, Le pays du sud toulousain, le département de Haute-Garonne La Région Occitanie, la DRAC Occitanie

 

Le 6, 10 et 17 avril 2019
Des événements surnaturels se sont produits à Carbonne, Lafitte et Salles sur Garonne. Une enquête est actuellement en cours. A ce jour, nous n'avons pas élucidé l'origine de ces apparitions. Le mystère demeure entier

 

Une musique de Frédéric Dardenne, avec la participation de Charlotte et Philomène au Piano

Un grand bravo à :

Charlie, Charlotte, Clara, Coralie, Elisa, Emma, Estelle, Imanol, Louis, Louise, Maurine, Noa, Philomène, Shiraze

Merci à :

Le Foyer rural de Lafitte Viogordane
L'EVS La Parenthèse
l'association Les Chemins
L'Atelier des ainés (SIVOM de Rieux-Volvestre)
L'école Michel Colucchi, Lafitte
La Ménagerie, à Tournefeuille

La Mairie de Lafitte Vigordane
le Pays du Sud Toulousain
Le département de Haute-Garonne
La Région Occitanie


Et tout particulierement :

Stéphanie Lacaze , Marie Gueret, Florence Poveda, Katia Gorita, Monsieur Higounet, Damien Rivière, Etiennette et Henri Casémajor, Bastien et Marion Hô, Elsa et Bruno Gehu, l'ensemble des familles associées au projet et aussi à nos fantômes !

 

Pour voir le film ici  vous devez être munis d'un mot de passe :

https://vimeo.com/342823061

Voir un extrait ici :

https://www.youtube.com/watch?v=VrqBTUNlX4g

 

LES VIVANTS 2.2 : Les portraits

Dans le cadre du projet Les vivants 2, à Laffite Vigordane 2019, une campagne photographique s'est mise en place avec les habitantset le résultat à été imprimé et collé dans les rues du village l'été 2019, avec la participation des habitants. Cette étape à été soutenue par la DRAC Occitanie - Aide à la creaition, Le Foyer rural de Lafitte Viogordane, L'EVS La Parenthèse, l'association Les Chemins, L'Atelier des ainés (SIVOM de Rieux-Volvestre), L'école Michel Colucchi, Lafitte, La Mairie de Lafitte Vigordane, le Pays du Sud Toulousain, Le département de Haute-Garonne, La Région Occitanie.


Et tout particulierement :

Stéphanie Lacaze , Marie Gueret, Florence Poveda, Katia Gorita, Monsieur Higounet, Damien Rivière, Etiennette et Henri Casémajor, Bastien et Marion Hô, Elsa et Bruno Gehu, l'ensemble des familles associées au projet et bien sûr les enfants qui ont motivé leurs parents !

 

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 Les vivants #2,  Les portraits, Photographies argentiques, Laffites Vigordanne, Occitanie

La question du portrait du groupe, de la trace, de l'empreinte, de ceux qui sont présents, à un moment donné ensemble et aussi de ceux qui ne le sont plus. 

Dans ce deuxième volet du projet Les vivants,  et à la suite de la réalisation du film Quand je ferme les yeux je te vois, j'ai amorçé la réalisation des portraits photographiques toujours dans levillage de Laffite Vigordane, en Occitanie.

A l'échelle d'une vie, les espaces ruraux et urbains ne laissent pas les même hypothèses quand aux déplacements des individus. Dans les espaces ruraux, nous sommes contraints de nous déplacer, les groupes sont disséminés, les lieux publics sont rares, les enfants et les adultes doivent rejoindre les centres pour étudier et travailler,  les groupes sont donc souvent séparés et les campagnes restent désertées la pupart du temps.

Le portait de famille était le sujet de départ, mais comment dans ces conditions de mobilité accrues, rassembler une famille sur une photographie ? rendre visible un groupe, ceux qui y sont et ceux qui n'y sont pas. Famille proche, éloignée, séparée, recomposée. Il fallait donc laisser de l'espace, afin de convoquer aussi ceux qui pourraient pas être là.

Dans ce rapport au lieu et à l'espace, il y a ceux qui sont là et ceux ne sont plus là, disparus, déplacés, en déplacement. Il y a ceux qui se sont arrêté là, et qui parfois se rencontrent. Et puis, il y a ceux qui y sont nés, qui un jour vont partir. Ils ne rêvent pas encore qu’ils vont revenir.

Peut-être que l'essence de l'être est le mouvement, alors partir n'est pas un problème. Ne plus être là, mais ailleurs, alors cette question du portrait de famille devenait problématique, car je voyais aussi l'essence de l'être reposer sur sa faculté à être à un moment donné, multiple, rassemblée. ne serait-ce que pour témoigner de la tentative de faire ensemble. Et puisil y avait aussi cette conscience, celle de prendre en compte les vivants  et les morts . Il est dit dans la région des Pyrénéesles morts ne meurent pas et qu'il faut laisser à manger sur la table...

Les morts ils ne meurent pas

Les humains ils ne meurent pas

Laisser à manger sur la table

Laisser les tisons

DUS TISOUS ALOUGAT

 

Il me fallait tenter quelque chose, essayer.

Yo-Yo Gonthier, 30/05/2020

 

 

 

LES VIVANT 2.3 : l'ile aux fantomes

Installation, argile, bois, Fleuve Garonne, 2019

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L'ile aux fantômes, Les vivants #2, installation, éphémère, argile, bois, 2019

A la suite du film Quand le ferme les yeux je te vois, ce projet a été réalisé dans le cadre de l'événement Les chemins#1 qui s'est tenu à Carbonne le 12 octobre 2019 à Carbonne, Occitanie, avec le soutien de l'association Les chemins, la Drac Occitanie, le pays du sud Toulousain, l'EVS La parenthése à Laffitte Vigordanne.